Je ne suis pas un numéro …


5
juin

Bagde du N°6
Force est de constater que la Génération Y fait parler et divise. Elle fait parler tant elle alimente les débats sur les réseaux sociaux et dans la sphère médiatique et elle divise car au delà de grands principes édictés en évidence par un ensemble de cabinets conseil en management, aucune étude scientifique n’a réellement prouvé l’existence de la génération Y.

 

Plus qu’une génération Y ne faudrait-il pas plutôt parler du développement d’une culture Y et de logiques de fonctionnement en Y des organisations ?

 

Aborder le “Y” (prononcer “waïe”) sous l’approche de la culture c’est éviter certains écueils (comment expliquer l’existence de cinquantenaires “Y” ou de jeunes diplômés X par exemple), mais c’est aussi replacer l’entreprise dans le débat en examinant les évolutions (passées et en cours) des organisations et du rapport que ces organisations entretiennent avec le travail. Remplacer la génération Y par la culture Y permet alors d’envisager d’avoir une action sur les “Y” tout en tenant compte des réalités du travail et des conditions d’exercice de celui ci. C’est mettre en avant la nécessité d’observer en permanence les grandes tendances de fond face auxquelles nos organisations sont souvent en phase d’interrogation et de recherche d’un positionnement et notamment celles concernant :
  • La Viabilité : notamment économique des différents modèles de fonctionnement des organisations
  • L’Urbanisation : Comment réussir à concilier des tendances à première vue antagonistes visant à l’individualisation et à la gestion collective ?
  • Les Temporalités : Un monde qui finit par confondre vitesse et précipitation
  • L’Organisation : La coexistence d’une logique normative (ordre) et du foisonnement créatif (désordre)
  • La Disponibilité des ressources : Quel portefeuille des ressources disponibles, rareté ou abondance ?
  • Les Logiques de coopération : Mode de travail, Destinataires des informations …
  • La Propriété : face à la dématérialisation et aux usages. Qui est propriétaire d’une idée ?

C’est (peut être) en essayant de répondre à ces questions et en examinant ce que l’on désire faire dans l’entreprise que l’on pourra proposer une logique de management claire et efficace dans un monde qui n’est pas sans repère mais dans lequel les repères sont peut être trop nombreux. Trop d’information tue l’information, Trop de repères détruit la carte …

Ne succombons pas au caractère simplificateur et dé-personnalisant de la case X ou de la case Y ou Z, je ne suis pas un numéro ou une lettre …


Rédigé par fg | Pas de commentaire



 

Etre salarié en 2010 versus 1980


9
oct

Pourquoi un tel titre ? Vous me direz que les différences sont évidentes. Je le crois aussi. Mais c’est loin d’être intégré et partagé par tous, faites moi confiance sur ce point !

Auparavant, les rôles et attributions de tous les acteurs au sein d’une entreprise étaient clairement définis et quasi-immuables. La direction avait ses indicateurs internes comme le turn-over, le CA, le résultat net etc…. Et le salarié, tant qu’il conservait son emploi tout en ayant un minimum de visibilité sur son évolution de carrière et ses augmentations salariales, s’en satisfaisait dans l’ensemble. Il venait travailler et si il était mécontent, en faisait part dans le cadre familial ou entre amis. Je schématise volontairement pour simplifier la démonstration.

Il est à noter qu’en 2010, ce n’est plus du tout la même situation. Le monde a évolué, la crise est passée par là ainsi que les nombreux changements liés au développement de notre chère planète. Un DRH a de nouvelles et nombreuses problématiques à traiter (parité hommes/femmes, intégration des personnes avec handicaps, les séniors, les problématiques sur le bien-être au travail, l’équilibre vie pro/vie privée, les générations X & Y ….). Je pense que son rôle s’est fortement complexifié au cours du temps . Sans parler des frictions internes et jeux de pouvoir propres à la nature de l’homme, le rôle du DRH est en profonde mutation. Il est en train de revenir au centre des décisions car les entreprises réalisent enfin que “Oui, une entreprise n’est performante que grâce à ses salariés” !

Ce n’est certes que de l’immatériel (Cf l’Observatoire de l’Immatériel). Cela peut sembler évident mais cela ne l’est pas du tout car il est toujours très difficile de faire évoluer les mentalités. De la même manière que l’entreprise est obligée d’évoluer et de s’adapter à son environnement, le comportement du salarié a également évolué depuis quelques dizaines d’années.

Il n’est pas rare de nos jours de croiser lors d’une soirée des personnes qui vont publiquement afficher leur mécontentement à travailler chez leur employeur. Ils n’hésitent pas à s’exprimer ouvertement et à communiquer en externe des infos qui sont censées rester dans le cadre professionnel. Et cela ne choque personne. Pourquoi ? Car Internet est passé par là en modifiant profondément nos habitudes et repères. Le salarié est “pluridisciplinaire” dans le sens où il est également un ambassadeur permanent de son entreprise ainsi qu’un consommateur. Et, bien sûr un “homme” avec ses problématiques personnelles. Et ces frontières qui étaient plus ou moins clairement établies auparavant ne le sont plus du tout aujourd’hui. Le salarié s’exprime en interne dans son entreprise mais également à l’externe et il n’a cure de savoir si son employeur est en phase avec cela !

Que ce soit de manière informelle en discutant ou sur Internet via FaceBook, Viadéo ou Twitter, il n’hésite plus à donner son avis et si il est mécontent, le fait savoir. De plus, il se soucie de plus en plus de son équilibre personnel et ne cherche plus systématiquement à avoir une carrière performante au détriment de sa vie perso. Sans parler de la génération Y (ces jeunes qui ne le sont plus depuis le temps ^^), toutes les enquêtes et études démontrent systématiquement que les attentes des salariés évoluent vers des besoins de reconnaissance , de transparence, de bien-être ainsi que de stabilité économique de leur entreprise.


Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire