Social Washing…


31
juil

Logo ALRS

Logo de l'ALRS, décernant un label RSE pour les centres de relations clients

Régulièrement la chronique nous informe sur telle ou telle entreprise dont les agissements peuvent nous apparaître moralement ou déontologiquement condamnables. Ainsi, nous avons tous en tête des noms d’entreprises qui après avoir eu accès aux deniers publics mènent des plans sociaux (pudiquement et légalement baptisés plans de sauvegarde de l’emploi) alors qu’elles localisent ou délocalisent une partie de leur activité dans des pays à coûts salariaux réduits. Plus récemment nous avons l’affaire du STIF, emblématique et politique car reliée à la Région Île de France.

De partout des voix s’élèvent pour réclamer une action vigoureuse contre ces “patrons voyous”, délinquants en col blanc qui dans une logique du toujours plus (de profit) perdent la notion du bien collectif. Mais quelles actions ? Sauf cas marginaux, les décisions dont il est question sont conformes à la réglementation et donc licites. Le respect du droit n’implique pas nécessairement la morale.

L’affaire de l’appel d’offre pour le centre d’appel du STIF, même si nous n’en connaissons pas l’ensemble des tenants et des aboutissants, remet en avant la mise en place de conditions sociales et environnementales au sein des appels d’offres émanant des organisations à caractère publique.

Au delà du détournement des idéaux sous-entendus par ce type de critère pour des raisons protectionnistes, dépassons cette déclaration d’intention et attardons nous sur les modalités de mise en œuvre.

Première difficulté : Qu’est-ce qu’une entreprise « socialement » responsable ? Qu’est-ce qu’une entreprise « environnementalement » responsable ? Existe-t-il une norme, un référentiel permettant de dire qu’une entreprise répond à ces critères ?

L’entreprise « socialement » responsable, une pluralité de définitions …

Il est quasiment impossible d’avoir une définition unique de ce que doit être une entreprise socialement responsable. A titre d’exemple de la diversité des approches, nous pourrions retenir ces quelques exemples :

  1. Milton FRIDMAN
  2. Gérard HIRIGOYEN dans un article du Monde du 21 Février 2012
  3. La norme ISO 26000, RSE
  4. Le décret 2012-557, relative aux obligations de transparence des entreprises

Milton FRIDMAN (Prix Nobel d’Economie) disait de manière provocatrice en 1970 que « l’unique responsabilité sociale d’une entreprise est d’accroître ses profits ».

Plus proche de nous, Gérard HIRIGOYEN (Professeur, Université Bordeaux IV) déclare que « L’émergence d’un nouveau modèle de développement impose de redéfinir le rôle du manager et l’exercice du pouvoir. La définition de nouveaux modes de gouvernance et de gestion harmonieuse des relations avec les parties prenantes impose de mieux rémunérer chacun des partenaires, à due concurrence de sa contribution à la création de valeur, ce qui peut, au moins à court terme, entrer en contradiction avec l’objectif de compétitivité de l’entreprise et l’allocation des ressources commandée par l’atteinte de cet objectif.”

La norme ISO 26000, qui considère que la RSE est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire inclue les 7 catégories d’indicateurs suivants :

  1. La gouvernance de l’organisation
  2. Les Droits de l’Hommes
  3. Les relations et conditions de travail
  4. L’environnement
  5. Les bonnes pratiques des affaires
  6. Les questions relatives aux consommateurs
  7. L’engagement sociétal

Enfin le dernier décret 2012-557 du 24 avril 2102 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale prévoit que le conseil d’administration ou le directoire de la société mentionne dans son rapport « social et environnemental » un ensemble d’informations relatives aux aspects sociaux :

  • L’emploi
  • L’organisation du travail
  • Les relations sociales
  • La santé & Sécurité
  • La formation
  • Les mesures en matière d’égalité de traitement

Environnementaux.

  • Politique générale en matière environnementale
  • Pollution et gestion des déchets
  • Utilisation durable des ressources
  • Changement climatique

Et un ensemble d’Informations relatives aux engagements sociétaux en faveur du développement durable.

La diversité des approches de ce qu’est une entreprise socialement responsable semble donc fortement liée aux conceptions que l’on peut avoir de l’entreprise, de son rôle et de ses objectifs. Les approches normatives et réglementaires nous permettent toutefois de fixer quelques éléments et indicateurs qui doivent se « vivre » dans un contexte proche de celui décrit par Gérard HIRIGOYEN.

Seconde difficulté : après le green washing, le social washing …

Tout en étant notables et intéressantes pour la recherche d’indicateurs, les deux dernières approches, qui constituent une norme intéressante à laquelle se rapprocher et s’évaluer, sont-elles suffisantes ? Peuvent-elles être efficaces dans un contexte de gestion d’appel d’offres ?

Force est de constater que nombre des informations contenues dans le rapport social et environnemental ont soit un goût de déjà vu, pour qui a l’habitude du bilan social de l’entreprise, soit relèvent de l’affichage et de la déclaration d’intention (notamment sur les thèmes tels que la discrimination, l’égalité, l’insertion des personnes en situation de handicap). Ne risque-t-on pas dans le domaine social, comme nous le voyons régulièrement dans le domaine du développement durable avec le Green Washing de voir se développer le « Social Washing », moyen par lequel l’entreprise déclarerait respecter un ensemble de bonnes pratiques sans les faire vivre véritablement ?

Il est en effet assez facile de présenter les informations sous un angle favorable. Par exemple, une entreprise déclarant employer 10 % de personnes en situation de handicap pourrait apparaître comme bonne élève mais ces personnes sont elles équitablement réparties dans les services de l’entreprise ?

Quid des informations sur l’intégration des minorités visibles ? puisqu’au-delà de l’interdiction de réaliser des statistiques ethniques nous en sommes réduits à déclarer la main sur le cœur que nous faisons tout pour intégrer des personnes d’origine étrangère.

Dans le cas d’une délocalisation ou d’une démarche de type « in-shorring » (déplacer une activité à l’intérieur d’un même pays afin de bénéficier de conditions plus intéressantes sur le foncier ou des aides des pouvoirs publics par exemple), ce qui est responsable à un endroit ne l’est pas forcément à un autre.

Une commission d’appel d’offres a-t-elle aujourd’hui les moyens de vérifier les écrits des candidats ? Non. Autant d’éléments qui, en l’état, marque le peu d’utilité d’intégration des critères sociaux et environnementaux dans les appels d’offres, puisque, qui plus est et pour l’avoir vécu, l’évaluation de la prestation (après exécution du contrat) ne revient quasiment jamais sur ces critères ?

Faut-il alors aller jusqu’à une généralisation de la notation sociale de l’entreprise, au risque d’exclure les petites entreprises ou les entreprises de taille intermédiaire pour qui une telle démarche représentera un coût non négligeable ? Faut-il continuer de voir se développer des labels aux méthodologies diverses et variées ? Ou faut-il simplement replacer les salariés et leurs représentants dans le jeu en travaillant à la mise en place d’une évaluation de la performance sociale de l’entreprise dans laquelle ils auraient toute leur place ?

Iconographie : Logo de l’ALRS, Association pour la promotion et le développement du Label de Responsabilité Sociale des Centres d’Appel.

Webographie :

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    Rédigé par fg | Pas de commentaire



     

    Opentojob rejoint l’Institut International de l’Audit Social !


    12
    mar

     

    C’est avec joie que je vous annonce que la société Opentojob vient de rejoindre l’IAS, l’Institut International de l’Audit Social.

    Qu’est-ce que l’IAS concrètement ?

    L’IAS a pour vocation de promouvoir la pratique de l’audit social, en France et à l’étranger via le réseau international des IAS.

    • Ses Universités d’été et de printemps sont des moments privilégiés d’échange entre praticiens, chercheurs, commanditaires d’audit et institutions concernées, et les actes sont publiés.
    • Chaque année, un étudiant reçoit le Prix du meilleur mémoire consacré à l’audit social.
    • La formation d’auditeurs sociaux, le Club de l’audit social, les interventions de membres de l’IAS dans des instances ou dans des établissements de formation, favorisent la diffusion et le progrès des concepts et des méthodes.
    • Il encourage la certification d’auditeurs sociaux assurée par le CCIAS (Centre de certification des auditeurs spécialisés).
    • Des groupes de travail explorent les pratiques nouvelles et ses membres participent à diverses instances externes sur des sujets comme l’éthique, la RSE, la normalisation, etc…

    Au delà de l’intérêt purement scientifique, c’est aussi dans une  démarche d’amélioration constante qu’Opentojob a rejoint l’IAS. Nul doute que cela nous permettra d’échanger en continu afin d’optimiser nos différents outils à l’attention des entreprises clientes.

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      Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



       

      Salon RH Lille JADDE 2011


      5
      oct


      Open to Job – Jadde 2011 par JADDETV
      Interview réalisée en 2011 dans le cadre de JADDE à la CCI Grand Lille.

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        Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



         

        Opentojob déménage….^^


        19
        jan

        Rien de bien sexy dans le titre de ce post me direz6vous ! Et sur le fond, on est en droit de se poser la même question……ceci étant dit…..

        L’environnement de travail étant à mes yeux un élément essentiel du bien-être d’un collaborateur, j’ai au contraire mûrement réfléchi à ce déménagement “imposé” (mon bail venait à échéance). J’ai essayé de transformer quelque chose d’assez fastidieux (un déménagement) en un point positif et motivant.
        Opentojob est amené à recruter 2 personnes dès le mois de mars pour assurer son développement et continuer à améliorer son outil principal : le site opentojob.com. Une problématique de place à court terme s’ajoutant à cela, j’ai donc pris le temps de chercher un endroit propice à une atmosphère de travail détendue et efficace.

        Et j’ai trouvé la pépite ,o))) Une surface d’environ 100 mètres carrés située à Roubaix, en zone franche, dans une ancienne école rénovée.

        Encore une fois, je suis persuadé de l’importance d’avoir un environnement de travail propice au bien-être d’un salarié. Vu le nombre d’heures passées sur son lieu de travail, il est indispensable que tous les collaborateurs s’y sentent bien et en confiance. C’est une marque de respect à leur égard et un élément supplémentaire qui contribue à leur donner envie de rester ,ou non, dans la société sur le  long terme. Enfin,je pense que tous les investissements susceptibles d’engendrer ce sentiment de bien-être (salle de pause, cuisine pour se restaurer le midi, espaces verts à proximité, mise à disposition de journaux etc…) sont quasi immédiatement “rentabilisés” par le surcroît naturel de productivité des salariés. Un salarié qui vient motivé le matin, qui aime sa boîte n’en sera que plus efficace. Sans compter la réduction d’absence pour maladie, fatigue, stress etc….. inhérentes à la vie d’une entreprise mais fortement réduite si le cadre de travail est agréable.

        A suivre : l’arrivée très attendue de 2 nouveaux collaborateurs chez Opentojob en mars 2011 !!!

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          Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



           

          Présentation de la société Opentojob.com


          10
          déc

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            Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



             

            Comment est né Opentojob.com ?


            8
            nov

            C’est en sortant d’un entretien d’embauche que j’ai réalisé à quel point nous étions mal informés sur les entreprises.Et quand on connaît les conséquences du choix d’un job pour sa vie professionnelle et personnelle future, on est en droit d’être un minimum exigeant. Il est aisé de se renseigner sur  un restaurant ou un voyage sur internet, cela l’est beaucoup moins quand il s’agit de s’informer de manière objective sur une entreprise. Les outils gratuits pour obtenir des informations qualifiées et objectives sur les sociétés sont selon moi assez limités en somme :

            -Le site Internet d’une entreprise : de plus en plus de sociétés le font mais malheureusement, c’est le monde merveilleux de Barbapapa ….. “Venez chez nous, vous allez être heureux etc…” . Certainement très utile avant l’arrivée d’Internet, ce n’est plus du tout le cas en 2010. En effet, les internautes se détournent de ces sources d’information corporate pour  d’autres , notamment Internet.

            -Notre propre réseau : certainement le plus utilisé car on est rassuré si on connaît personnellement une personne qui a travaillé ou travaille dans une entreprise qui nous intéresse. Mais là encore, personne n’a un réseau lui permettant d’avoir des retours de plusieurs personnes travaillant actuellement dans toutes les entreprises françaises.

            -Internet : via tous les sites qui ont ouvert ces dernières années. On ne connaît souvent que les plus connus comme Viadéo ou LinkedIn mais il existe  des milliers de blogs, forums ou sites divers où tout un chacun peut librement s’exprimer sur une entreprise ou une expérience vécue. Réelle ou pas, personne ne le saura jamais. Quid de l’intérêt de ces sources d’information si personne n’est capable de qualifier de manière certaine l’origine de l’information ?

            C’est ainsi que m’est venue l’idée de créer Opentojob ! Réussir sur un même site à faire s’exprimer une entreprise et l’ensemble de tous ses salariés et pouvoir le garantir aux internautes. Mon optimisme s’est très vite retrouvé confronté à la réalité, beaucoup moins sexy. J’ai très vite réalisé qu’il me faudrait beaucoup de temps pour bien comprendre toutes les problématiques liées au développement d’un tel outil. Et que la présence de trois “acteurs” différents (internautes, entreprises, salariés) allait fortement complexifier son développement. J’imaginais candidement que l’on reconnaîtrait immédiatement l’intérêt social pour tous de l’utilisation d’Opentojob.

            Nous étions en 2007….

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              Rédigé par admin | 1 commentaire