Quand une société licencie ses 1300 collaborateurs…par erreur !


25
avr

L’actualité peut parfois prêter à sourire, c’est le cas concernant la société Aviva.

Les RH de cette société anglaise ont voulu licencier un de leur collaborateur, par mail.
Grande classe je trouve !
Mais j’imagine que les règles et procédures juridiques de nos amis anglais sont beaucoup plus souples que les nôtres. D’un autre côté, faire plus compliqué qu’en France me semble impensable au vu de la lourdeur administrative.

Mais au lieu de l’envoyer à la personne concernée, c’est l’ensemble de tous les salariés du groupe, soit près de 1300 personnes qui ont reçu ce mail de licenciement ! Malgré un second mail d’excuse envoyé quelques minutes après le premier, on peut facilement imaginer le malaise pour les salariés de cette entreprise. Il semblerait qu’en France, la législation commence à évoluer lentement concernant ce genre d’affaires, les réseaux sociaux et sms pouvant éventuellement, à terme, devenir un moyen légal de convoquer un salarié en vu d’un licenciement.

Concernant la société Aviva, l’histoire ne dit pas si l’expéditeur du mail a conservé son poste….^^

 

share


    Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



     

    R.I.P. Ikea….


    8
    avr

    L’actualité récente de cette entreprise m’a déconcerté à plusieurs reprises et incité à m’exprimer.

    Comme nombreux d’entre nous, j’ai eu l’occasion d’aller chez Ikea pour y acheter des meubles ou autres bibelots plus ou moins utiles. Outre le labyrinthe savamment étudié dans lequel on déambule (à l’infini), j’ai trouvé la marque plutôt sympa et un rapport qualité prix attractif.
    Pendant mes études, j’ai travaillé chez eux quelques années afin d’arrondir mes fins de mois. L’ambiance y était bonne, le job simple mais pratique en terme  d’horaires. Je n’avais alors pas l’impression d’être “surveillé” mais c’était certainement le cas.

    Quand j’ai appris qu’un “syndicat mondial” s’était crée à Istanbul, je n’y ai d’abord vu que la continuité d’un phénomène connu…la mondialisation.
    En effet, il semble cohérent que des salariés d’un pays ne bénéficiant pas des mêmes avantages sociaux que leurs homologues étrangers essayent d’obtenir des droits identiques en se réunissant via un syndicat international. Je n’avais jamais entendu parler d’un phénomène identique auparavant. De là à ce que le quotidien des salariés les moins bien lotis change, je pense que ce n’est pas pour demain et qu’il faudra du temps, beaucoup de temps pour unifier tout cela.

    Est-ce que Ikea va déteindre sur d’autres sociétés et inciter ainsi de nombreux salariés à faire de même ? Il me semble que cela va plutôt aller dans ce sens en effet. Quand on voit l’impact qu’a eu Internet dans les pays arabes, on peut imaginer que cet outil va également permettre à de nombreux collaborateurs d’en savoir beaucoup plus donc de réclamer plus.

    Les “dernières actualités” du géant du meuble en kit m’ont pour le coup glacé le sang (Le Monde). Il semblerait que cette société ait fait appel à des prestataires extérieurs pour les aider dans leurs recrutements d’une part et surtout obtenir des informations complètement illégales sur leurs salariés d’autre part. Je savais déjà qu’Ikea, comme beaucoup d’autres sociétés, travaillait avec des détectives privés. Et à priori, rien dans la loi ne le leur interdisait.
    Tant que la frontière du légal n’est pas dépassée….  au delà du casier judiciaire, une entreprise n’a absolument pas le droit d’obtenir des détails sur la vie privée d’un salarié ou ses orientations politiques ou sexuelles. L’affaire n’ayant pas encore été jugée, il m’est difficile de formuler un point de vu juridique.

    Par contre, en tant que citoyen et gérant d’une entreprise, je suis effaré que de tels comportements puissent avoir lieu. On a la désagréable impression de revenir quelques dizaines d’années en arrière ou de vivre dans un ancien pays de l’est avec la crainte permanente d’être arrêté ou espionné par le KGB.
    Que vont penser les salariés travaillant actuellement chez Ikea ? Il me semble très compliqué pour la direction générale de cette enseigne de se contenter d’un communiqué de presse expliquant qu’elle reconnaît l’existence de “pratiques dans la recherche de renseignements sur la vie privée” qui n’ont pas respecté “les valeurs et l’éthique de l’entreprise”…

    L’image de cette enseigne est dégradée pour longtemps et surtout, c’est la profitabilité d’Ikea, via tous ses collaborateurs,  qui va s’en trouver détériorée…à plus ou moins long terme. Il va en effet être très compliqué d’instaurer de nouveau un climat de confiance et je pense qu’ils auront impérativement besoin de l’aide d’intervenants extérieurs pour repartir sur la bonne voix. C’est compliqué de dire à un collaborateur “vas-y, fais moi confiance” après tout ce qui s’est passé en interne.

    Je ne cesse de répéter depuis plusieurs années que l’image sociale d’une société est un des éléments essentiels de sa réussite. Les citoyens sont de plus en plus attentifs à ce qui se cache derrière les beaux discours corporate des entreprises. De grandes marques internationales en ont déjà fait les frais, Nike pour ne citer que lui.

    A une époque où la performance sociale d’une entreprise prend de plus en plus d’importance, je pense qu’Ikea nous montre exactement le modèle à ne pas suivre…

    share


      Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



       

      Entreprises gay friendly…


      5
      avr

       

      « Etre gay friendly, ça coûte pas cher et c’est bon pour les affaires » consate The Economist en date du 11 février 2012

      Le magasine Liaisons Sociales de mars 2012 reprend cet article qui nous enseigne que :
      -Selon Human Rights Campaign, groupe de pression américain, 64% des 636 entreprises interrogées offrent les mêmes garanties médicales aux partenaires des salariés, peu importe leur sexe.
      -De grands groupes américains rivalisent d’imagination pour « accueillir » et offrir un nombre croissants de services/politiques gay friendly.
      -Création de réseau internes (pride Nework) pour la communauté gay.

      Comme dans de nombreux autres domaines, être gay aujourd’hui, en France ou à l’étranger, reste généralement un sujet tabou, souvent synonyme de souffrance et incompréhension au sein des entreprises. De fait, ce sujet revient à la charge et certaines sociétés ont décidé de mettre en place des politiques facilitant leur intégration et bien-être.

      Longtemps identifié comme étant un consommateur ++, le salarié gay n’en demeure pas moins n’être justement qu’un salarié parmi les autres. Le fait même de devoir mettre en place des politiques à leur attention contribue en partie à les cloisonner, différencier des autres collaborateurs. Mais qu’en est-il en France exactement ?

      L’Autre Cercle (fédération française des associations d’homosexuels luttant contre les discriminations) a récemment publié un rapport sur la vie des LGBT Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) au travail. A la suite d’une enquête menée auprès de plus de 900 personnes homosexuelles et hétérosexuelles, il apparait que les mentalités évoluent peu.
      20% des LGBT sondés pensent que le climat dans leur entreprise ou organisation leur est hostile. Ces conditions sont ressenties comme plus difficiles dans l’industrie, l’enseignement et les grandes entreprises.

      De plus, 26% des répondants ont été victimes ou témoins de comportements homophobes (moqueries, manque de respect, propagation de rumeurs, mise à l’écart, harcèlement..), sans conséquence pour leurs auteurs dans une très grande majorité des cas. 67% des LGBT interrogés ne souhaitent donc pas être visibles dans leur entreprise. Ce phénomène est plus marqué pour les répondants diplômés ou sur-diplômés, ce qui est compréhensible vu les enjeux de carrière plus importants. La visibilité est vue comme plus facile dans la fonction publique ou les grandes entreprises publiques.

      Enfin, les documents relatifs à la diversité font rarement référence à l’orientation sexuelle. Le climat semble être meilleur dans ce cas.

      Il suffit de constater les écarts importants de salaire (entre 15 à 20% pour un poste identique) entre les hommes et les femmes en 2012 pour comprendre le long chemin à parcourir pour les collaborateurs homosexuels. Comme pour le bien-être des salariés au sein de leur entreprise, je suis sûr que ce sujet sera réutilisé à des fins de Marketing RH au détriment d’un réel souhait d’intégration.
      A nous de contribuer à continuer à réduire ces inégalités dans nos propres entreprises en condamnant sévèrement, d’une part, tout acte d’homophobie mais en n’ayant aucun traitement particulier à leur attention…je crois en effet que c’est le meilleur moyen de les identifier/isoler alors même qu’on ne devrait même plus à devoir en discuter….Les mentalités sont très longues à changer….

      share


        Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire