Word Forum Lille


28
nov

Les 24/25 & 26 novembre 2010 se sont déroulées les journées du World Forum de Lille. Initié par le Réseau Alliances, cet événement annuel met en lumière les bonnes pratiques développées par les entreprises , au delà de leurs obligations légales, lorsque :

-Elles contribuent à la performance économique de l’entreprise et/ou génèrent des bénéfices sociaux, environnementaux et/ou de gouvernance.
Dans le Manifeste de l’Entreprise Responsable, vous trouverez plus de 500 “bonnes pratiques” à travers le monde : Droits de l’homme, Relations et Conditions de Travail, Engagement Sociétal…. tels sont quelques uns des thèmes abordés.

Il est intéressant de noter que ce genre de manifestation tend à se développer ici et là à travers le monde. Quid de leur efficacité ? Court à moyen terme selon moi mais indispensable pour le futur de tous. Il est en effet toujours facile de renier ceux qui investissent du temps et de l’énergie pour tenter d’élever les débats, prendre du recul et agissent de manière concrète pour faire évoluer les mentalités. A ce titre, je suis complètement pour ce genre de manifestation.

Durant ce World Forum de Lille, j’ai été particulièrement touché et admiratif en écoutant Maggy Barankitse, Maison Shalom (Burundi). On s’écarte ici un peu de la RSE pure et dure mais face à cette femme et son parcours, cette notion de RSE devient, elle, purement anecdotique. Je vous invite tous à découvrir cette femme internationalement connue et reconnue pour ses actions. Dans la même veine, découvrez également Gynécologie Sans Frontières : cette formidable association me fût présentée par Richard Matis, obstétricien et gynécologue Lillois.

Il est en effet parfois utile de se remémorer que d’autres combats proches de nous existent et qu’ils méritent toute notre attention.

share


    Rédigé par Thomas Gadenne | 1 commentaire



     

    Alten:1 Salariés:….finalement licenciés


    19
    nov

    Le Monde indique  aujourd’hui que le Conseil des Prud’hommes a jugé fondé le licenciement des 3 salariés ayant tenu des propos diffamatoires sur Facebook. Cela va cette fois-ci renforcer les “outils juridiques” des entreprises pour “se défendre” contre des propos extrêmes.

    La question que je me pose est :”quelle est justement cette limite ? Les textes de lois permettront-ils de juguler la masse de cas similaires qui va se produire. Cela ne risque t-il pas de devenir vite ingérable ? Et quels seront les positionnements de ces réseaux sociaux  en France comme à l’étranger (CF.Post Insulter son chef sur Facebook, est-ce possible ?) ? Dans tous les cas, il semble que ce procès contribue à faire avancer les discussions sur la manière  de pouvoir s’exprimer sur son entreprise ?

    share


      Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



       

      Le prix Pinocchio 2010


      17
      nov

      Une brève du quotidien économique Les Echos de ce mercredi 17 novembre 2010 nous indique que Le Prix Pinocchio 2010 a été décerné à plusieurs entreprises françaises.

      Mais qu’est-ce donc ce Prix Pinocchio ?

      C’est en fait l’initiative d’une Association dénommée les Amis de la Terre-France. Cet organisme souhaite en effet aider les consommateurs à mieux cerner les entreprises qui font du “Marketing Ecologique“….C’est à dire qui jouent un jeu double : d’une main , elles saupoudrent leur communication d’un vernissage écologique très respectable tandis que de l’autre, elles continuent à “détériorer” notre “environnement” via leurs gestions de leurs ressources et autres développements.

      J’utilise depuis plusieurs années les mots “Marketing RH” pour signifier toutes ces entreprises qui ont des démarches similaires relevées par Les Amis de la Terre mais sous le prisme social. J’ai créé ce mot car il sonnait bien, je l’ai d’ailleurs vu ou entendu de nombreuses fois depuis. Preuve que des idées similaires germent ici et là, c’est rassurant d’ailleurs, on se sent moins seul ^^. Ma perception de ce Prix Pinocchio est donc à priori plutôt positive. Le “a priori” résultant uniquement du fait que je ne connais absolument pas cette association et qu’il m’est donc difficile d’avoir un avis fiable sans aucune recherche approfondie de ma part.

      Il faut néanmoins encourager toutes les initiatives pacifistes qui encouragent tous les acteurs à se prendre en main afin de faire évoluer de manière constructive et optimiste nos sociétés actuelles et à venir.

      Vous retrouverez ici le classement complet classé par catégories : Droits Humains, Environnement & Greenwashing.

      share


        Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



         

        Palmarès Employeurs 2010


        17
        nov

        J’ai assisté ce midi au Crowne Plaza de Lille à  une remise de prix lors du Palmarès Employeurs 2010. Cette manifestation a été organisée par Régionsjob.com en partenariat avec l’Express, l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines et Le Journal des Entreprises (qui fêtera son “relookage” complet le 1er décembre 2010).

        Après 30 minutes de préambule pour nous expliquer le fonctionnement et l’intérêt d’un tel Palmarès, nous avons “appris” que les lauréats 2010  pour la région Nord étaient  :

        -Numéro 1 :La société Kiabi (interview de sa Responsable RH) puis Leroy Merlin et enfin Point P

        Avec 2 prix “coups de coeur” pour les sociétés Roquette Frères et Redcats.

        En dehors d’un point peu clair sur leur système de pondération pour l’attribution des “notes” par les personnes interrogées, la présentation fût agréable et plutôt fluide. Mon attention a porté sur l’intervention de la DRH de RedCats, Sharon MacBeath, qui nous a expliqué comment RedCats est passé en 7 ans, de 4,3% à plus de 7% de salariés avec handicaps au sein de son groupe. On comprend qu’il y a eu une réelle implication de la part de cette société pour pouvoir atteindre un tel chiffre. Je salue d’ailleurs ce résultat car il est toujours très difficile pour une entreprise, même en interne, de faire évoluer les mentalités.

        share


          Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



           

          “Insulter son chef sur Facebook, c’est possible ?”


          12
          nov

          Je suis tombé ce matin sur un article du journaliste Pierre-Yves Dugua du Figaro intitulé “Insulter son chef sur FB, c’est possible ? ” Outre le titre qui peut prêter à sourire, je l’ai lu avec intérêt pour plusieurs raisons.

          En premier lieu car il faut situer le lieu de l’événement : les Etats-Unis.Là-bas, la sacro sainte loi sur la possibilité de pouvoir s’exprimer librement fait partie intégrante des moeurs et habitudes américaines. Ce qui n’est pas complètement le cas en France où aussi paradoxal que cela puisse sembler, nous avons moins de libertés sur ce point précis. Comme l’indique cet article, il existe effectivement une agence fédérale indépendante, le “National Labor Relations Boards” (NLRB) qui a en charge de protéger les droits des salariés.

          Ce NLRB argue que sur Facebook ou tout autre support Web, un salarié est complètement libre de pouvoir s’exprimer librement, même au détriment de son employeur. Raison pour laquelle cet organisme tente de faire annuler le licenciement de ce salarié qui a critiqué ouvertement son entreprise sur Facebook. Il est donc très intéressant de noter que les réseaux sociaux vont avoir des impacts sur nos lois pour permettre de légiférer, ou pas, ce type de comportements. En France, (Cf mon post Facebook: 1, Alten : 0), nous avons bien vu que c’est également le grand flou juridique, la conseil des Prudhommes ayant été dans l’incapacité de trancher en première instance concernant cette autre affaire.

          De plus, cela relance le débat sur la possibilité ou pas, pour un salarié , de dire ce qu’il pense de son employeur ou de son cadre de travail.De nombreuses sociétés françaises empêchent l’utilisation sur le lieu de travail de sites internet du type Facebook ou Twitter espérant ainsi augmenter la productivité de leurs salariés et également restreindre au maximum ce genre de débordements verbaux. Là encore, selon moi, c’est contre productif.

          Autant je peux  comprendre de limiter un collaborateur à n’utiliser ces sites que pendant des temps de pause, autant il serait temps que les entreprises comprennent que ces mêmes réseaux font complètement partie de la manière de travailler pour toute une génération. Nombreux sont ceux qui considèrent comme tout a fait normal d’avoir Facebook  ou skype en fond d’écran, ce sont des nouvelles habitudes qui sont bien ancrées et cela ne changera pas, au contraire. L’obstination de certaines sociétés face à ces nouvelles générations ne fera qu’accroître un sentiment d’incompréhension.

          Enfin, il est intéressant de noter que parallèlement à la recrudescence de ce type “d’affaires”, les entreprises n’hésitent pas elles à utiliser ces mêmes réseaux sociaux pour se renseigner sur les candidats.Toutes les études démontrent que c’est en train de devenir un usage courant dans le monde professionnel. En France comme à l’étranger. Même si certaines voix se dressent contre ce type de pratique (parfois considérées comme discriminatoires) avec notamment la création en 2007 d’une charte intitulée “Acompetenceegale.com“, bon nombre de recruteurs utilisent ces réseaux pour s’informer sur la personnalité ou le comportement de candidats potentiels. Ces informations relevant souvent de la vie privée, on est effectivement en droit de se demander où se situe la frontière entre la vie privée et la vie publique. En ce qui me concerne, je recommande vivement d’être très vigilant concernant l’utilisation de site comme Facebook car tout écrit reste, ainsi que les photos et il est très compliqué par la suite de pouvoir les retirer.

          Je pense que de nombreuses  “affaires” similaires vont voir le jour en France comme à l’international car ces nouvelles habitudes concernant l’utilisation d’Internet ne font que croître quotidiennement. Il va donc être très “amusant”de voir comment vont réagir les entreprises et de quelle manière elles vont essayer, ou pas, d’empêcher leurs collaborateurs de s’exprimer librement.

          share


            Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire



             

            Bye bye l’écologie, voici la RSE !


            9
            nov

            Agé de 36 ans, je crois que cela fait une bonne vingtaine d’années que j’entends parler de l’écologie. Lentement mais sûrement, tous les défendeurs de l’écologie au sens large du terme ont peu à peu fait entendre leurs voix. Le paroxysme étant atteint aux dernières élections présidentielles avec la présentation éventuelle  de la candidature de Nicolas Hulot. Preuve est faite que cela a porté ses fruits dans le sens où au niveau européen , nous voyons arriver de nouvelles mesures gouvernementales qui ont des conséquences concrètes pour les entreprises ou pour nous, simples citoyens.

            Je crois néanmoins qu’au-delà du changement réel des mentalités et notamment celles des nouvelles générations pour qui le mot “environnement” signifie réellement quelque chose, nous sommes r définitivement rentrés dans l’ère de la RSE ! Mais que signifie donc ce mot barbare ? Je ne vous propose que quelques liens (Wikipédia, RSEnews,Site gouvernemental)pour illustrer ce concept mais vous trouverez très facilement des tonnes d’articles sur le sujet.

            En quelques mots, la RSE reprend toutes les problématiques liées au monde le l’entreprise et de ses interactions sur l’environnement ET le social. Vaste sujet donc. Mais pourquoi l’écologie se “substitue”-t-elle à la RSE ? Certainement car tous les acteurs prennent conscience que l’environnement n’est qu’un des piliers des problématiques actuelles pour les entreprises et que la partie “sociale” prend elle de plus en plus d’ampleur.

            Depuis longtemps, seuls les critères financiers régissent notre économie. Il suffit de voir comment les agences de notation financière peuvent, par un simple “rating”, influer sur la cotation boursière de la plupart des entreprises cotées. Ces agences ne se basent que sur des chiffres pour évaluer une entreprise, c’est certes un critère important mais ce n’en est qu’une composante. J’ai eu la chance d’assister à une conférence passionnante sur la Capital Humain présentée par Alan Fustec. C’est très intéressant de voir comment l’immatériel( essentiellement l’humain) dans une entreprise est essentiel à son bon fonctionnement et à quel point cela est encore largement sous estimé. On se rend bien compte que les mentalités devront changer, la question est juste de savoir combien de temps cela prendra !

            share


              Rédigé par Thomas Gadenne | 3 commentaires



               

              Comment est né Opentojob.com ?


              8
              nov

              C’est en sortant d’un entretien d’embauche que j’ai réalisé à quel point nous étions mal informés sur les entreprises.Et quand on connaît les conséquences du choix d’un job pour sa vie professionnelle et personnelle future, on est en droit d’être un minimum exigeant. Il est aisé de se renseigner sur  un restaurant ou un voyage sur internet, cela l’est beaucoup moins quand il s’agit de s’informer de manière objective sur une entreprise. Les outils gratuits pour obtenir des informations qualifiées et objectives sur les sociétés sont selon moi assez limités en somme :

              -Le site Internet d’une entreprise : de plus en plus de sociétés le font mais malheureusement, c’est le monde merveilleux de Barbapapa ….. “Venez chez nous, vous allez être heureux etc…” . Certainement très utile avant l’arrivée d’Internet, ce n’est plus du tout le cas en 2010. En effet, les internautes se détournent de ces sources d’information corporate pour  d’autres , notamment Internet.

              -Notre propre réseau : certainement le plus utilisé car on est rassuré si on connaît personnellement une personne qui a travaillé ou travaille dans une entreprise qui nous intéresse. Mais là encore, personne n’a un réseau lui permettant d’avoir des retours de plusieurs personnes travaillant actuellement dans toutes les entreprises françaises.

              -Internet : via tous les sites qui ont ouvert ces dernières années. On ne connaît souvent que les plus connus comme Viadéo ou LinkedIn mais il existe  des milliers de blogs, forums ou sites divers où tout un chacun peut librement s’exprimer sur une entreprise ou une expérience vécue. Réelle ou pas, personne ne le saura jamais. Quid de l’intérêt de ces sources d’information si personne n’est capable de qualifier de manière certaine l’origine de l’information ?

              C’est ainsi que m’est venue l’idée de créer Opentojob ! Réussir sur un même site à faire s’exprimer une entreprise et l’ensemble de tous ses salariés et pouvoir le garantir aux internautes. Mon optimisme s’est très vite retrouvé confronté à la réalité, beaucoup moins sexy. J’ai très vite réalisé qu’il me faudrait beaucoup de temps pour bien comprendre toutes les problématiques liées au développement d’un tel outil. Et que la présence de trois “acteurs” différents (internautes, entreprises, salariés) allait fortement complexifier son développement. J’imaginais candidement que l’on reconnaîtrait immédiatement l’intérêt social pour tous de l’utilisation d’Opentojob.

              Nous étions en 2007….

              share


                Rédigé par admin | 1 commentaire



                 

                Facebook: 1 Alten:0


                6
                nov

                Je reviens sur un exemple concret de la non compréhension par les entreprises des réseaux sociaux et autres supports Internet.Il y a quelques mois, la société Alten a estimé que trois de ses salariés portaient préjudice à sa réputation en échangeant des propos négatifs sur Facebook (Article du Nouvel Observateur du 20 mai 2010).Je ne vais pas traiter ici du contenu et des propos échangés et du fait qu’ils soient diffamatoires ou pas. Là n’est pas la question dans le sens où n’importe qui peut dire à peu près n’importe quoi sur ce type de réseau.C’est le principe même d’Internet.Ce qui m’intéresse en revanche, c’est la réaction d’Alten face à ce genre de comportements qui ne cessent de croître.

                Dans l’esprit des gens, si une entreprise sanctionne des salariés car ils se sont exprimés librement sur leur entreprise, c’est l’entreprise qui n’est pas juste, qui a le mauvais rôle. Spécialement en France où la liberté d’expression est encore de mise (pour combien de temps ?). Peu importe de savoir si les contenus échangés étaient véridiques ou pas. N’importe quel spécialiste interrogé aurait pu simplement expliquer à cette société qu’il ne fallait surtout pas réagir ainsi. L’effet escompté n’étant pas atteint dans le sens ou en terme de communication, d’image sociale de l’entreprise par les consommateurs, les résultats sont catastrophiques. Combien de campagnes de publicité faudra-t-il à cette société pour faire oublier aux internautes leur comportement ? Je ne sais pas mais je suis certain que cela laissera des traces, sur internet et dans l’esprit de nombreuses personnes. Son image sociale, sa réputation et sa marque employeur ont fortement été impactées par leur manière de traiter ce dossier.

                Cet exemple montre parfaitement le décalage qui existe aujourd’hui en France entre le monde professionnel et Internet. C’est parfois affligeant de voir à quel point certaines entreprises s’obstinent dans des comportements qui n’ont plus lieu d’être à notre époque. Le monde a changé, finis les discours corporate aseptisés qui sentent bon la naphtaline. Finis les campagnes classiques de publicité pour publics léthargiques (encore que ^^). Le citoyen d’aujourd’hui, ambassadeur de son entreprise est également consommateur, voire éco-citoyen. Il se renseigne, compare , vérifie et est de plus en plus sensible aux vérités cachées. Il ne “s’abreuve” plus uniquement de ce qu’on lui dit ou garantit mais est bien acteur de sa vie, en privé comme dans le monde professionnel.

                Il est grand temps que tous les acteurs s’en rendent compte car cette profonde mutation ne s’arrêtera pas, au contraire, elle ne fait que croître au fil des ans. Les entreprises doivent bien comprendre qu’il est inutile de chercher à empêcher les salariés de s’exprimer, elles ne le pourront techniquement pas et cela se retournera souvent contre elles. Je crois que la transparence et l’échange sont bien plus constructifs pour tous. Je constate néanmoins que de plus en plus d’entreprises sont sensibilisées à ces thématiques, elles ont pour la plupart besoin de temps pour s’adapter à ces changements qui touchent à des sujets hyper sensibles. Là encore, il peut être intéressant de se tourner vers d’autres pays pour observer leur positionnement sur des sujets similaires. Mes recherches me laissent à penser que les pays anglo-saxons et scandinaves ont une longueur d’avance dans ces domaines comme souvent quand cela touche au bien-être de “l’homme”. Il pourrait être intéressant, dans un prochain post, de se pencher sur un cas concret d’innovation sociale provenant d’un de ces pays.

                share


                  Rédigé par Thomas Gadenne | Pas de commentaire